Je vous ai entendu
Je vous ai entendu. Voilà ce qu'a déclaré aujourd'hui Nicolas Sarkozy. J'ai entendu, j'ai tout compris, mais je ne change rien. C'est ce qu'il a répondu au désaveu des élections régionales. On est content qu'il ait entendu et content qu'il pense avoir compris, mais on se dit qu'en fait il n'a pas dû bien entendre parce qu'il n'a rien compris. Il aurait pu, ou du, changer de gouvernement et adapter sa politique. Sans se renier complètement, l'homme, très fier, a horreur de ça, il aurait pu faire comprendre aux Français qu'il allait en tenir compte et qu'il comptait modifier la politique et la mise en scène qu'il en fait. Car ce que les Français rejettent radicalement, c'est le décalage, le gouffre, qui existe entre leur situation réelle, parfois désespérée, et l'autosatisfaction dont fait preuve le Président de la République. Car enfin, quand un pays dépasse dans la crise la plupart de ses voisins par les conséquences et les perspectives sombres de sortie de crise, comment continuer à lui faire confiance. Il en était agaçant, il en devient odieux. À faire la paon en vantant sa politique comme étant la meilleure alors que le pays est plongé dans une crise abyssale, entraîne une violente réaction de rejet de la part du peuple, de la part de ceux qui souffrent et qui ont peur. Au lieu de l'écouter, il ignore son peuple dans sa réalité. Il ne vit que dans les palais dorés de la République, ne fréquente que les plus riches du monde et semble se foutre éperdument de la détresse de ses compatriotes.
Change et bouge. Sinon, tu seras encore plus rejeté et avec toi toute la classe politique. Ta succession sera terrible, elle risque d'amener les pires franges au pouvoir.
Les grosses crises mal gérées ont souvent fait le lit des pires dérives fascistes. Attention à ne pas trop oublier le passé, au risque, sinon, de le voir exploser à nouveau à la tête de notre pays et de nous emmener encore plus bas dans l'ignominie. Au risque à terme de nous entraîner sur la pente des pires dérives.
Change et bouge. Sinon, tu seras encore plus rejeté et avec toi toute la classe politique. Ta succession sera terrible, elle risque d'amener les pires franges au pouvoir.
Les grosses crises mal gérées ont souvent fait le lit des pires dérives fascistes. Attention à ne pas trop oublier le passé, au risque, sinon, de le voir exploser à nouveau à la tête de notre pays et de nous emmener encore plus bas dans l'ignominie. Au risque à terme de nous entraîner sur la pente des pires dérives.
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